Sébastien P : Occultisme et le pacte infernal

Sébastien P : Occultisme et le pacte infernal

Le pacte infernal : comment j’ai perdu toute ma thune

Après avoir gagné énormément d’argent, je pensais enfin avoir atteint le sommet.
Ma fortune était devenue tellement importante que même mon banquier avait besoin d’une calculatrice supplémentaire pour compter mes comptes.

Mais il y avait un problème : l’argent ne suffisait jamais.
Plus j’en avais, plus j’en voulais.
Les billets s’entassaient, les pièces disparaissaient dans des tiroirs remplis de richesses inutiles, mais cette petite voix dans ma tête répétait toujours la même chose :
« Encore plus de thune ! »

Dieu lui-même ne semblait plus capable d’assouvir ma soif de richesse.
J’avais beau prier pour un peu de sagesse, je recevais surtout des factures et des rappels d’impôts.
Il fallait donc trouver une solution radicale.

C’est alors que j’ai eu une idée lumineuse… enfin, lumineuse uniquement si on considère les flammes de l’enfer comme une source d’éclairage.

J’ai décidé de faire un pacte.
Pas avec n’importe qui.
Avec les spécialistes du domaine :
Satan, Lucifer, Belzébuth…

Bref, la Bête quoi.
Le Diable !

L’idée était simple :
je lui donnais ce qu’il voulait et, en échange, il m’offrait une fortune infinie.
Un contrat parfait sur le papier.
Enfin, sur le papier écrit en lettres minuscules, avec une encre probablement fabriquée avec du sang de démon.

Je suis donc parti en enfer, persuadé de découvrir un monde rempli d’or, de diamants et de coffres débordant de pièces.

Quelle déception…

J’ai rapidement découvert une règle fondamentale :
le Diable ne partage pas sa thune.

Toutes les richesses de l’enfer existaient bel et bien, mais elles appartenaient uniquement au patron.
Lui avait les coffres.
Moi, j’avais le contrat.

Après quelques discussions, quelques négociations et plusieurs demandes d’augmentation refusées, j’ai compris que je n’étais pas devenu le nouveau milliardaire des ténèbres.

J’étais devenu un simple diablotin.

Mon travail consistait principalement à transporter des messages, déplacer des chaudrons brûlants et écouter les plaintes des nouveaux arrivants qui, comme moi, pensaient avoir trouvé une bonne affaire.

Mon salaire ?
Quelques pièces démoniaques sans valeur et une réduction sur les flammes éternelles.
Autant dire que niveau investissement, j’avais connu de meilleurs placements.

La grande faillite infernale

Pour essayer d’oublier ma situation catastrophique, j’ai commencé à fréquenter les autres diablotins.
Certains jouaient aux cartes pour passer le temps.
Je me suis dit que c’était une excellente occasion de récupérer ma fortune perdue.

Erreur.

Même en enfer, il existe toujours quelqu’un de plus malin que toi.
Après quelques parties de poker infernal, j’avais perdu mes dernières économies, mon salaire du mois et même les quelques pièces que j’avais cachées dans mes chaussures.

J’ai essayé de protester, mais la réponse était toujours la même :

« Tu aurais dû lire les règles avant de jouer. »

Une phrase que j’avais déjà entendue quelque part…
Probablement dans le contrat signé avec le Diable.

Comment diable ai-je pu faire une erreur pareille ?

Le Diable m’emporte !

Aujourd’hui, je regarde les anciens riches depuis mon petit coin d’enfer.
Je me souviens de l’époque où je pensais que l’argent pouvait résoudre tous les problèmes.

Finalement, la fortune est partie, mon âme aussi, et il ne me reste plus grand-chose.

Pour me consoler, je me contente d’écouter quelques MP3 récupérés sur Internet.

Mais même là, j’ai un doute…
Avec ma chance actuelle, je vais sûrement finir par recevoir une facture des démons du droit d’auteur.

J’ai plus une thune.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *